Les traitements hormonaux pour l’endométriose

On le sait aujourd’hui, les symptômes de l’endométriose peuvent être très intenses et altérer considérablement la qualité de vie des femmes concernées. Parmi les solutions qui existent, les traitements hormonaux sont le plus souvent retenus pour soulager les douleurs.

Ils sont généralement efficaces contre les manifestations de la maladie, mais ils ne permettent pas de la guérir et présentent aussi plusieurs inconvénients…

Les 3 grands types de traitements hormonaux contre l’endométriose

L’endométriose est une maladie liée au cycle hormonal de la femme. On peut associer la survenue des douleurs à la chute du niveau d’œstrogènes pendant les règles (une hormone agissant sur des tissus de l’organisme féminin), provoquant des saignements au niveau des lésions d’endométriose.

L’objectif des traitements hormonaux est donc d’intervenir sur la production de ces hormones féminines pour empêcher l’arrivée des menstruations.

Pas de règles, pas de douleurs : c’est le principe de base de ces solutions. Les symptômes doivent disparaître ou s’estomper, et ces traitements permettent d’arrêter l’évolution de l’endométriose même s'ils ne peuvent pas la faire régresser.

Les contraceptifs hormonaux utilisés contre l’endométriose

L’une des options de traitement est le recours à la pilule contraceptive prise en continu, tous les jours. Les médecins prescrivent dans ce cas une pilule oestroprogestative ou une pilule microprogestative qui a pour but de supprimer les règles, en bloquant la production d’œstrogènes.

Autres options :

  • le stérilet hormonal, qui diffuse des progestatifs en continu et aboutit à la disparition parfois quasi totale des règles. Il est généralement posé pour une période de 5 ans, et il faut ensuite le remplacer,
  • l’implant sous-cutané, d’une durée de vie de 3 à 5 ans et diffusant des progestatifs aura le même impact.

Les macroprogestatifs : un traitement hormonal controversé

Pendant longtemps, les femmes atteintes d’endométriose ont été orientées vers des médicaments macroprogestatifs. Ces traitements étaient parfois aussi utilisés comme contraceptifs ou pour lutter contre les troubles de la ménopause, et ont été mis en cause dans plusieurs cas de méningiome (tumeur bénigne au cerveau).

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) demande désormais aux médecins de transmettre un document d’informations aux patientes concernant les risques de ces macroprogestatifs, dont l’utilité contre la douleur est bien prouvée.

Le recours aux analogues de la GnRH pour provoquer une ménopause anticipée

Un autre type de traitement hormonal contre l’endométriose consiste à créer une ménopause anticipée chez la femme grâce aux analogues de la GnRH. Mais de quoi s’agit-il vraiment ?

Ces médicaments provoquent l’arrêt de la production des hormones qui créent le cycle féminin. Pas de cycle, pas d’ovulation et donc pas de douleurs de règles… Avec ce traitement hormonal, les lésions d’endométriose s’assèchent et les sensations de douleurs disparaissent.

Principaux inconvénients des traitements hormonaux contre l’endométriose

Les traitements mentionnés ci-dessus représentent un avantage majeur : celui d’éliminer ou de diminuer significativement les douleurs. Mais il est important d’avoir conscience qu’ils ne font pas disparaître les lésions. Dès que le traitement sera arrêté, les symptômes de l’endométriose reviendront… sauf si la patiente a recours à la chirurgie.

Soulignons aussi que chacun de ces traitements hormonaux peut présenter des inconvénients spécifiques.

La pilule contre l’endométriose : oui, mais…

La pilule contraceptive est considérée (en France) comme le traitement de première intention de l’endométriose. Mais elle n’est pas totalement dénuée d’impact. Parmi les inconvénients existants, on peut lister :

  • nausées et vomissements,
  • prise de poids,
  • poussées d’acné,
  • douleur aux seins,
  • baisse de libido,
  • migraines.

Si l’usage de la pilule n’est pas limité dans le temps (et c’est l’un de ses principaux avantages), le recours aux progestatifs et œstroprogestatifs fonctionne surtout pour les endométrioses « légères ».

Les macroprogestatifs : peser le pour et le contre…

Compte tenu des risques de méningiome, il est désormais demandé aux patientes de bien évaluer la balance bénéfices/risques de ce traitement hormonal avec leur médecin. La survenue d’une tumeur cérébrale étant un risque majeur, de nombreux professionnels choisissent désormais de ne plus prescrire ce type de médicaments.

Les symptômes pénibles des analogues de la GnRH

Ce traitement qui vise à créer une ménopause artificielle comporte plusieurs effets indésirables, en particulier les bouffées de chaleur et les risques d’ostéoporose.

Et s’il est considéré comme plus efficace sur les endométrioses sévères, il permet encore une fois de stopper l’évolution de la maladie, sans la faire disparaître. Dès que le traitement s’arrête, les symptômes ont de fortes chances de ressurgir.

Les professionnels de santé peuvent également vous orienter vers des solutions non médicamenteuses pour combattre les douleurs, comme l’électrothérapie TENS. Cette technologie médicale est rendue accessible par certaines innovations, à l'image du patch Urgo Moon recommandé par 95% des patientes l'ayant testé1

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Notes & Sources

(1) Essai clinique monocentrique, contrôlé, randomisé en double aveugle et cross over versus Sham (dispositif placebo), destiné à évaluer l'efficacité et la tolérance d'un dispositif de stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) chez 37 femmes présentant une dysménorrhée primaire, 2020