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A quoi servent les pertes blanches ?

Les pertes blanches, ce sont ces taches blanches que l’on retrouve régulièrement au fond de nos culottes. Contrairement à ce que disent certaines rumeurs, les pertes blanches ne sont pas sales ou mauvais signe (sauf dans certains cas que nous verrons plus bas dans cet article). Il est totalement naturel de retrouver, plusieurs fois par mois, des sécrétions vaginales au fond de ses sous-vêtements. C’est même plutôt signe de bonne santé. On vous explique pourquoi.

Le vagin se nettoie grâce aux pertes blanches

Également appelées leucorrhées, les pertes blanches sont des sécrétions vaginales de couleur blanche voire jaunâtre et inodore. Ces glaires cervicales sont produites dans le vagin, au niveau du col de l’utérus.

Les pertes vaginales sont un phénomène physiologique naturel et indispensable. Elles sont le signe d’une bonne santé vaginale et reproductive. La première fonction est de nettoyer le vagin. Car, oui, le vagin s'auto nettoie ! Les pertes blanches entraînent avec elles les cellules mortes de la muqueuse vaginale, la sueur, les potentiels germes qui auraient pu se développer et la cyprine (plus communément appelée “mouille”) liée à la libido et au désir sexuel.

Les douches vaginales sont donc inutiles. Ne vous lavez pas l’intérieur du vagin, que ce soit avec un gel intime, du savon au pH neutre ou même simplement de l’eau. Cela perturbe votre flore vaginale ce qui peut favoriser les infections. Le nettoyage superficiel de la vulve à l’eau claire avec un produit intime adapté suffit à une bonne hygiène.

Les leucorrhées sont également un lubrifiant naturel. Elles permettent de garder le vagin humidifié. Pendant l’ovulation, les pertes vaginales vont également favoriser la fécondation en aidant les spermatozoïdes à atteindre l’utérus.

La composition des pertes vaginales

Les sécrétions vaginales n’ont pas toujours le même aspect. Elles peuvent être épaisses et abondantes, comme elles peuvent être fluides et parcimonieuses. Mais de quoi les pertes blanches sont-elles composées ?

On retrouve plusieurs composants dans les pertes blanches :

  • La glaire cervicale : sécrétée au niveau du col de l’utérus pendant l’ovulation, c’est cette substance qui permet la montée des spermatozoïdes dans l’utérus jusqu’à l’ovule. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos corps produisent plus de pertes blanches avant notre période d’ovulation.
  • Les cellules mortes de la muqueuse vaginale, l’endomètre : des germes et des bactéries peuvent se déposer sur les muqueuses vaginales. Les pertes blanches permettent alors de les éliminer et d’évacuer les cellules mortes pour empêcher de potentielles infections.
  • La cyprine : c’est ce liquide lubrifiant sécrété par les glandes de Bartholin, signe physique du désir sexuel féminin.
  • La sueur : la transpiration qui peut s’accumuler au niveau de la vulve.

Les pertes ne sont pas toujours blanches

Les pertes vaginales ne se ressemblent pas toutes. Pour savoir si tout va bien dans votre vagin, il faut apprendre à lire dans le fond de votre culotte ! Présentes au quotidien, les sécrétions vaginales peuvent s’intensifier voire changer de couleur et de texture pendant certaines périodes.

Durant la grossesse

Lorsqu’une femme tombe enceinte, la quantité d’hormones produites par le corps va augmenter et, par la même occasion, les pertes blanches aussi. Pendant cette période, le vagin d’une femme enceinte va sécréter des pertes très fluides et abondantes. Elles ont un aspect blanchâtre et glaireux.

Durant la période d’ovulation

Durant ce que l’on appelle la période de fécondité, les pertes blanches sont également fluides, gluantes et abondantes. Mais, cette fois-ci, leur couleur est transparente. Les leucorrhées gardent cette apparence pendant environ cinq jours, avant et après l’ovulation.

Avant les règles

Les pertes vaginales changent également d’apparence plusieurs jours avant les règles. Elles prennent un aspect plus jaunâtre et s’épaississent.

Durant une infection : attention

Les pertes blanches sont signe de bonne santé, mais seulement lorsqu’elles sont blanches et inodores. Pendant une infection, elles changent totalement d’aspect !

Pendant une mycose, par exemple, les sécrétions vaginales ont une couleur très jaune voire verdâtre ou rosée. Elles peuvent être mousseuses, crémeuses et grumeleuses au lieu d’être fluides et gluantes. Elles s’accompagnent souvent d’inconforts, de picotements désagréables et de sensations de brûlure. Mais le signe qui ne trompe pas est l’odeur. Si vos pertes blanches ont une mauvaise odeur de moisi ou de poisson, c’est qu’il se passe quelque chose au niveau de votre flore vaginale.

Si ces symptômes apparaissent, n’attendez pas pour aller consulter votre gynécologue. Évitez également de vous automédicamenter au risque d’empirer votre infection.

Ce qu’il faut retenir : avoir des taches blanches au fond de sa culotte et se sentir mouillé quelques fois dans la journée est totalement normal et naturel. C’est signe que votre vagin s'auto nettoie bien.

Même si les pertes vaginales sèchent rapidement, pour certaines, cette sensation de culotte mouillée n’est pas du tout confortable. Combien de fois avons-nous cru avoir nos règles alors que tout ce qu’il y avait, au fond de notre culotte, était une petite trace blanche ? Il est simple de remédier à cela avec une fine serviette hygiénique ou des sous-vêtements périodiques. Ainsi, vous restez au sec tout au long de la journée !

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